VWIls sont devenus fous, tous! Même les plus sérieux Herr Doktor qui siègent dans les conseils d’administration les plus prestigieux sont touchés.

C’est ainsi que chez Volkswagen et dans un accès extrême de « greenwashing », les grands patrons ont osé annoncer la suppression du « Currywurst », et même de la viande en général, dans les cantines centrales du groupe automobile à Wolfsburg.

La sacro-sainte currywurst, cette saucisse au curry emblématique des casse-croutes allemands, a été inventée à Berlin au début des années 70, et est devenue l’en-cas que l’on peut trouver dans de nombreux points de vente au bord des routes ou à l’étal des baraques des places et des jardins. La cantine centrale de VW  a vendu pas moins de 7 Mio de ces saucisses en 2020.

L’affaire a pris de l’ampleur dans la presse et les médias, non seulement à cause des protestations agricoles, mais surtout en raison de l’intervention de l’ex-chancelier Gerhard Schröder (SPD). L’ex-Chancelier (1998 -2005) jure que s’il avait encore été au conseil d’administration de VW, une chose pareille ne serait jamais arrivée. Il était jadis ministre-président du Land du Basse-Saxe, qui est l’actionnaire principal de VW et qui a changé de majorité. Décidemment, les dernières semaines de règne d’Angela Merkel sont un peu compliquées…

CharpentierLe Pape François vient d’appeler la titulaire du prix Nobel de Chimie 2020, la française Emmanuelle Charpentier (53ans), au sein de l’Académie des sciences du Vatican.

C’est elle qui, avec l’américaine Jennifer Doudna, a co-découvert le Cripr Cas9, le ciseau de gènes.

Elle est actuellement directrice des recherches  au très prestigieux Max Planck Institut sur les sciences des pathogènes à Berlin, où elle a contribué à créer et à développer cette recherche.

Les membres de cette Académie vaticane sont appelés à conseiller le pape. Selon le Vatican, l’Académie doit faire progresser les sciences naturelles, et veiller à l’échange entre la foi et les sciences.

La (mauvaise) blague qui court : son frère aurait déclaré que « ma sœur Emmanuelle est la fille d’un Charpentier, normal que le pape s’y intéresse… » C’est l’été, tout est permis.

autoagri 2Dans le secteur des tracteurs autonomes est apparue récemment une gamme de " porte-outils" électriques. C’est une recherche qui ne s’inscrit pas exactement dans la même perspective que celle du tracteur autonome, dont le développement progresse par ailleurs.

C’est l’entreprise norvégienne « Autoagri », à Leksvik, qui a de l‘avance dans ce domaine avec son AUTOAGRI IC20 HD à moteur électrique. Ce porte-outil couterait 60 % de moins qu’un tracteur, avec 30 % de moins de tassage des sols, et une empreinte CO2 diminuée de 40%.

Il est également utilisable hors agriculture comme par exemple sur les surfaces vertes des aéroports. Il est équipé de 4 moteurs électriques qui lui permettent toutes les manœuvres, tout en en approvisionnant la prise de force. Le diesel complémentaire recharge les piles au lithium. Il est téléguidé et peut être transporté dans une remorque derrière une voiture courante.

L'interet de ce type de matériel est déjà qu’il peut être équipé, et porteur, de petits robots spécialisés, existants ou à venir, et en phase de miniaturisation constante.

biorayonDans un passé encore récent, on a mis en question les qualités intrinsèques des produits bios, puis les avantages en matière de résidus de pesticides. Mais aujourd'hui le débat sur le bio  est en train de se modifier. De plus en plus souvent ce sont les coûts et l’utilité du bio dans la sécurisation de l’alimentation mondiale, ou son apport réel à l’environnement et à la protection du climat qui font débat.

Trois constats :

- Au dernier Conseil des ministres européens de l’agriculture, les ministres ont approuvé le plan d’action bio de la Commission européenne, avec d’énormes prudences. Presque tous les ministres ont salué l’orientation de la production bio par les marchés dans ce plan. C’est nouveau ! Il faut d’abord assurer une demande suffisante en produits bios, avant d’envisager une reconversion de grand style de surfaces agricoles utiles, et aborder l’agriculture bio sans idéologie. Il faut que les produits bios soient achetés, pour que les producteurs bios puissent gagner de l’argent. Les ministres sont encore plus prudents quant à l’objectif de 25 % de la surface agricole en bio d’ici 2030. Si jamais ce chiffre devait être retenu, il ne pourrait s’agir que d’une moyenne UE.

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François Landrieu

Fondateur de Socopag

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