farmersfriendly 2Le mouvement agricole néerlandais FDF (Farmers Defence Force), créé en 2019, négocie actuellement avec la grande distribution l’utilisation d’un un label pour les supermarchés qui acceptent de faire participer les agriculteurs à leurs recettes.

Le signal que FDF propose comporte une à trois étoiles dorées, selon les participations plus ou moins généreuses versées par les magasins en faveur les agriculteurs.

Ce sigle FDF serait à utiliser dans les publicités, et il est destiné à obtenir le soutien financier des consommateurs pour une rémunération équitable des produits agricoles

La Fédération de la distribution néerlandaise CBL négocie avec Farmers Defence Force mais jusqu’à présent ce label a buté sur des exigences élevées de la part des agriculteurs, indique la porte-parole de la distribution. Les négociations seront reprises après une interruption pendant la sacro-sainte période de Carnaval.

Selon le magazine agricole « Boerderij », les agriculteurs exigeraient jusqu’à présent pour une étoile 1 % du chiffre d’affaires, pour 2 étoiles 2 %, et pour trois étoiles 3 %.
Le versement se ferait à une coopérative à laquelle les agriculteurs peuvent participer pour une part de 150 € par exploitation.

Farmer Defence Force a été constituée en mai 2019 pour lutter contre les occupations d’étables et de porcheries par des protecteurs des animaux.

Elle est devenue depuis un mouvement plus large, sous signe de reconnaissance de deux fourches croisées dont le message subliminal est clair : haut les fourches ! AM

tönnies 2Le groupe leader de la viande allemande sait placer ses propositions !

En plein débat politique sur le recul des élevages, de la consommation des viandes et des contraintes de bien-être animal, et alors que la commissionb Borchert suggère de de taxer la viande pour financer la modernisation de la filière (voir notre article), Clemens Tönnies montre qu’il croit en l’avenir de la viande.

Le patron du n°1 allemand du secteur (CA 6,7 Mrds €, 16.500 employés), déclare qu’il veut 500 nouvelles porcheries répondant au label Tierwohl, et annonce la constitution d’une coopérative de construction de porcheries. Cette coopérative propose un standard de constructions à prix abordable, de porcheries dites « à fronts ouverts ».

Ceux qui construisent pour s’adapter aux critères de bien-être animal peuvent ainsi obtenir des prix intéressants par la standardisation, tout en répondant aux niveaux 2 à 4 du label. Et cela n’a rien à voir avec une l’intégration dit-il. Tönnies veut plus de porcs Tierwohl. tout simplement.

Tönnies est également favorable à une taxe sur les viandes comme le propose la commission Borchert. Il vient également au secours de la ministre Klöckner et de son label étatique Tierwohl, car dit-il, aucun autre label n’aura autant la confiance des consommateurs. 

Chez Tönnies il y aura au plus tard dans 5 ans, 70 % des porcs qui seront issus des programmes Tierwohl et de protection de la nature.
Pour lui, la viande a de l’avenir. Les ersatz de viandes et les viandes « de culture » vont progressivement occuper un créneau plus important pour l’entreprise familiale Tönnies dans les décennies à venir. Mais en 2040, les protéines animales auront encore, et de loin, la place la plus importante.

Klockner 5C’est la ministre fédérale de l’agriculture Julia Klöckner qui avait installé l’année dernière une commission dite Borchert, du nom de l’ancien ministre CDU qui la préside.

Mission : faire des propositions de reconversion des élevages allemands.

Cette commission comprenait des scientifiques, des représentants de l’économie et des éleveurs, des défenseurs des consommateurs et des représentants des protecteurs des animaux et de l’environnement. Elle vient de rendre sa copie. 

La commission propose un développement continu des élevages allemands dans le cadre d’une stratégie à long terme, en tenant compte des exigences techniques et des attentes de la société en matière de protection des animaux et de la nature.

La commission se base sur les contraintes du label volontaire d’Etat pour le bien-être animal.

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parlement europeenFin février, les Etats membres confieront à la Commission un mandat pour les négociations avec Londres, qui devraient débuter courant mars.

Une très grande majorité des parlementaires européens (543 voix pour, 39 contre et 69 abstentions) a voté une résolution contenant une série de revendications dont le gouvernement britannique actuel ne veut pas. Les négociations n’en seront pas simplifiées.

Contrairement à la Commission le parlement européen ne veut pas exclure des négociations les contingents et les droits de douanes, pour le futur commerce entre les deux économies. La Commission doit, selon le Parlement, obtenir des standards de production communs aux deux parties, y compris pour l’accord sur la pêche, prévu pour juin 2020.

Si la Grande -Bretagne refuse, des contingents et des droits de douane pour les secteurs sensibles doivent être envisagés. C’est en particulier le cas pour les produits agricoles et alimentaires, dit cette résolution.

La résolution émet également des doutes concernant les bases juridiques britanniques pour l’échange de données. Elle souligne le rôle essentiel de la Cour Européenne de Justice dans la surveillance du respect des règles retenues, ce qui ressemble à un chiffon rouge pour le gouvernement britannique actuel.

Dans l’ensemble, cette résolution conduit à l’affrontement avec Boris Johnson, qui refuse tout engagement contractuel britannique concernant l’environnement, les questions sociales et les standards fiscaux.