cacao 3La tonne de cacao a atteint à la Bourse des matières première de Londres le prix record de 5 500 €. Début janvier ce prix était de 4 000 € et en février de l’année dernière il était de 2 500 €.

Certains producteurs de chocolat, qui ne veulent pas encore annoncer d’augmen- tation, indiquent qu’une tablette de chocolat de 100 gr contient entre 35 et 70 % de cacao. On peut donc calculer ce que ces augmentations représentent à la tablette.

Le prix du cacao a augmenté fortement à cause d’une offre raréfiée de la part des pays producteurs. Près de 60 % du cacao mondial provient de la Côte d’Ivoire et du Ghana, pays dans lesquels le changement du climat influence fortement la production.

Les conditions climatiques extrêmes, comme les périodes longues de sécheresse ou de précipitations avec inondations ont dégradé la qualité du cacao. Les rendements ont diminué, et certaines récoltes ont été complètement détruites. Les périodes longues de précipitations conduisent à l’extension des maladies à virus. 

riojaLa région traditionnelle du Rioja est depuis des années dans une crise de surproduction, avec des vins qui doivent être écoulés à bas prix, en dépit souvent de la qualité et de la notoriété.

Selon certains chiffres qui circulent il y aurait en ce moment, plus de 950 Mio de litres de Rioja sont en stock.  

La société MCFW (Marques de la Concordia Family Wines), qui figurait au top 10 des producteurs espagnols avec des marques comme Federico Paternina, Marqués de Concordia, Marqués de Monistrol et autres (3 millions de bouteilles /an), a dû récemment se déclarer en insolvabilité.

La suite ne fait pas de doute : il faudra tout vendre et dissoudre l’entreprise.

On ne sait pas encore si cette insolvabilité ne serait pas également due pour partie à des actes frauduleux de la part du patron, le sénior Redono, qui aurait disposé des avoirs de l’entreprise comme de son patrimoine privé. Mais la démonstration en parait pour le moment difficile, en raison des liaisons complexes établies entre les 32  entreprises du groupe. AM

dennree 2Les mégastructures en bio, ça existe aussi…En Allemagne, une exploitation bio réunit maintenant 6.100 ha sous l’enseigne de la société spécialisée Dennree, en Thüringe. 

Le fondateur de Dennree, l’un des plus grands commerçants allemands en bio, Thomas Greim, avait acquis en 2015 la coopérative d’exploitation agricole Eichgut pour un prix de 20 Mio €, et l’a reconvertie en bio.

En janvier 2024 cette exploitation est passée sous statut d’entreprise, après les votes nécessaires.

Ce qui est à relever c’est que le rachat de l’exploitation ne s’est fait, comme dans bien d’autres cas du même genre, que pour 92,74% des parts. Ce « share deal » a deux avantages : il économise des impôts, et pour l’acquisition de parts il n’y a toujours pas besoin d’autorisations.

Dennree exploite 4900 ha en bio dont 1000 ha en STH et 3.000 en terres labourables avec 3.000 bovins, surtout des vaches. Il reprend maintenant l’exploitation proche de Grosszöbrn reconvertie en bio, spécialisée en production laitière et en multiplication de semences.


irlandelaitLes laiteries irlandaises ont en 2023 et pour la seconde fois consécutive collecté moins de lait que l’année précédente. Et les perspectives ne sont pas bonnes.

Le géant laitier irlandais vacille et s’interroge. Dans l’Île Verte, les laiteries ont vu leur collecte diminuer de - 4,1 % en 2023 par rapport à l’année d’avant. Celle-ci avait déjà diminué sur 2021.

On doit y voir au moins une pause dans l’expansion de la production. Rappelons que durant les dix dernières années la disponibilité de matière première lait a augmenté de +63 %.

Mais les prix bas du lait, des conditions climatiques défavorables avec des sécheresses, ou inversement de trop fortes précipitations, ainsi que des changements dans les exceptions à la règlementation sur les nitrates ont conduit à cette amorce de décapitalisation.

Beaucoup d’éleveurs laitiers irlandais réfléchissent maintenant à une vente de leur cheptel devant la non-rentabilité qui se confirme. Les experts irlandais estiment que « l’inondation de lait » est pour l’instant terminée. Avec une question supplémentaire : l’Irlande pourra-t-elle encore longtemps garder ses parts de marché à l’exportation ?