D merkelLes manif’ paysannes rapportent plus en Allemagne qu’en France… Alors que la FNSEA, après avoir mis quelques centaines de tracteurs aux portes de Paris, n’a obtenu qu’un rendez-vous le 3 décembre avec le Premier Ministre, le DBV a, lui, été reçu en grande pompe par Angela Merkel soi-même. La Chancelière avait même convoqué à la réunion quelque 80 représentants de 40 organisations agricoles – sans compter les militants écolos et welfaristes de service.

Trois remarques pour mieux caractériser ce qui se passe outre-Rhin. Premièrement, on peut dire que les manifestations ont eu lieu d’abord pour protester contre des nouvelles règles d’emploi des engrais, édictées récemment pour que l’Allemagne respecte la directive nitrates et eaux de l’UE.

Ces contraintes nouvelles ont rallié les exploitations de grandes cultures à la contestation, aux côtés des éleveurs qui y étaient déjà. En second lieu, sous le projet de protections des insectes, il y a en fait la question des produits de traitements de moins en moins tolérés et celle du glyphosate, en particulier.

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Dmanif2611La capitale fédérale allemande a connu quelques jours avant Paris les assauts des manifestants agricoles et de leurs tracteurs.

Les manifestations agricoles de lundi dernier 26 novembre et le blocage de Berlin ont connu un assez beau succès. D’autres axes et d’autres villes de Rhénanie du Nord-Westphalie ont été le théâtre de défilés et de manifestations diverses.

Les ministres Julia Klöckner (Agriculture-CDU) et Svenja Schulze (Environnement-SPD) ont pris la parole devant les manifestants. La première pour défendre le paquet agricole, qui est selon elle sans alternative possible. Elle avait adressé préalablement une lettre aux parlementaires défendant sa politique. La seconde pour demander la contribution de l’agriculture à la protection de l’environnement.

Les observateurs soulignent que c’est sur ce point que ça accroche fort. Les manifestations ont été particulièrement suivies en Basse Saxe, où 50% des terres sont classées en excédent de nitrates. Avec une obligation de mise en conformité qui provoque la coagulation des oppositions au paquet agricole.

canadaSelon le négoce céréalier canadien, seuls 20 % de la récolte de blé dur ont pu être classés au niveau le plus élevé du standard de qualité, contre 95 % l’année dernière. Cette année, au moins la moitié de la récolte sera classée en qualités 4 et 5, peu habituelles normalement. Ceci limitera les possibilités exportations, alors que ce secteur est essentiellement tourné vers l’export.  Environ 4,5 miot seront exportées en 2019/2020, de sorte que les stocks actuels, très élevés, seront fortement réduits.

Comme d’autres exportateurs de blé dur ont également eu des récoltes en diminution, l’offre sur le marché mondial sera rapidement réduite. Ce qui pourrait conduire à de fortes augmentations de prix en seconde moitié de l’exercice.

Mais déjà, ces perspectives ont conduit à des augmentations de prix en France et en Italie. En France, fournisseur important pour l’Italie et le Maghreb, il on a enregistré en septembre une augmentation de +40 €/t pour atteindre 260 €/t franco. Et en Italie, grande consommatrice de blé dur pour la production des pâtes, les cotations étaient à 263 €/t soit +23 €/t par rapport à deux mois avant. 

En France la récolte de l’année est plus petite qu’en 2018. Mais grâce à sa qualité, les estimations d’exportations ont été augmentées de 100 000 t pour être portées à un total de 1,1 miot. AM

dairymilkDean Foods, n° 2 des transformateurs laitiers US et n°10 mondial déclaré en insolvabilité.  Elle est déjà en négociations avancées avec Dairy Farmers of America, qui devrait l’absorber. Rappelons que Dairy Farmers US est le n°1 laitier des USA et le n°4 mondial.

Dean Foods a fait connaitre le 12 novembre 2019 que l’entreprise a engagé une procédure volontaire d’application du chapitre 11 de la procédure d’assainissement des entreprises au Texas.

Dean Foods réalise un CA annuel de 7,8 Mrds $ et emploie aux USA environ 15 000 salariés. Son endettement est estimé à 1 Mrds $.
La procédure d’insolvabilité doit lui permettre de protéger les activités courantes, maitriser la dette et les charges des retraites, pendant qu’elle est en discussion de reprise. La vente doit obtenir l’accord des autorités américaines

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François Landrieu

Fondateur de Socopag

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