betteravEn dépit d’une baisse des plantations, les perspectives européennes de marché et de prix sont alarmantes dans ce secteur.

Les surfaces plantées en betteraves sucrières diminuent selon les estimations de mai de la Commission européenne. Elle parle de - 4 % soit -100 000 ha dans l’ensemble de l’UE. Mais, notamment en Allemagne et en France, on estime que la baisse des surfaces est sous-estimée, et que le recul des semis en cours sera plus fort.

Pourtant… la production de betteraves va encore augmenter par rapport à l’année 2018, qui avait été obérée par une sécheresse sévère. On peut donc s’attendre pour cette année à une augmentation des rendements de +9% C’est bien sur cette perspective que le marché à terme de Londres réagit, et anticipe des prix très peu supérieurs aux de prix actuels.

A partir de ces prévisions, la Commission européenne attend une production sucrière de 18,3 Miot soit +0,7 Mio sur 2018. Cette production serait juste supérieure à la consommation européenne qui est de 18,1 Miot. Les stocks resteraient donc inchangés, les exportations stabilisées et le taux d’autosuffisance au-dessus de 100.

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Fonterra MilkTankerLa Nouvelle-Zélande veut devenir climato-neutre d’ici 2050. Un projet de loi du gouvernement prévoit une forte réduction des émissions de méthane dans l’agriculture. Les organisations agricoles craignent de devoir réduire trop massivement les cheptels d’élevages.

Des objectifs ont été présentés au parlement néozélandais, qui prévoient que les émissions de CO2 fossiles devront être réduites à 0% net. Pour les émissions de méthane dans l’agriculture, une réduction de 10 % par rapport à 2017 est prévue pour 2030, et pour 2050 une réduction encore à préciser entre 24 % et 47 %.

La Première ministre, Jacinda Ardern, précise que le pays veut contribuer à ce que le réchauffement global soit limité à 1,5 °. Les organisations de l’agriculture, et le Parti National (opposition) contestent l’ampleur des réductions d’exigées pour les émissions de méthane. Ils ne sont pas convaincus de la nécessité d’une réduction entre 24 et 47 %, car celle-ci va au-delà des recommandations scientifiques, et aurait de graves conséquences pour les éleveurs.

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serpentChaque jour environ 7 400 personnes sont mordues par des serpents venimeux dans le monde, soit 2,7 Mio de personnes par an. Et chaque année, pour 138 000 humains les choses se terminent assez mal, c’est-à-dire au cimetière.

Pour 400 000 autres, c’est grave aussi car ils gardent des séquelles permanentes dont la cécité, les amputations ou des séquelles post-traumatiques.

L’OMS a développé une stratégie pour diminuer le nombre de morts de moitié d’ici 2030. Son coût serait d’au moins 82 Mio $ Elle sera officialisée fin mai à Genève à l’assemblée générale de l’Organisation mondiale. Celle-ci veut notamment mieux informer les populations dans les zones de dangers.

Un accent particulier sera mis sur le port des chaussures. Les populations seront incitées à se rendre immédiatement en clinique et non chez des guérisseurs traditionnels.

Les médicaments de première urgence seront mis en place dans les villages, et l’OMS veut aider la fabrication de contre-poisons, qui est insuffisante actuellement. AM

matinquaimC’est ce que vient de rappeler Herr Doktor Matin Qaim, professeur de l’Université de Göttingen, spécialiste réputé de l’alimentation et de la faim dans le monde.

Qaim est membre de plusieurs conseils supérieurs consultatifs du ministère de l’agriculture, conseiller de l’Académie papale des sciences et titulaire de la distinction rare de Fellow of Agricutural & Applied Economics Association (AAEA) aux USA. Il était récemment l’invité à l’assemblée générale d’Agravis, à Hanovre, le second « mastodonte » coopératif allemand de l’approvisionnement et du stockage.

Il a commencé par surprendre son auditoire en affirmant que jusqu’à présent le changement du climat n’a pas été globalement défavorable de la productivité agricole. Il y a des régions qui profitent du changement de climat, comme par exemple la Sibérie. Les augmentations et les diminutions de productivité se compensent jusqu’à présent. Mais cela changera bientôt. A peu près, 70 % des études prospectives arrivent à la conclusion que d’ici 2050 il faudra s’attendre à des baisses de productivité de 10 à 25 %.

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François Landrieu

Fondateur de Socopag

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