geneditingIl faut absolument utiliser les nouvelles techniques de génie génétique, dit le dernier rapport spécial sur l’agriculture du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Tiens, c’est bizarre, on en n’a pas entendu beaucoup parler…

La population humaine augmente, mais il n’y a pas plus de terres pour la nourrir. L’agriculture mondiale doit produire plus, sans utiliser plus de terres, et en même temps émettre moins de gaz à effet de serre.

Comment faire ? Le GIEC (en anglais IPCC) propose de multiples mesures. Elles vont du changement dans l’alimentation jusqu’à la sélection de plantes mieux adaptées, y compris grâce au génome Editing.

Ce rapport a été adopté par 195 pays membre du Conseil, et s’adresse surtout aux décideurs politiques. Le rapport est l’œuvre de 107 scientifiques venant de 52 pays, qui ont utilisé plus de 7 000 publications scientifiques.

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bellanovaLa sénatrice d’Emilie-Romagne, membre du Parti Démocrate, a été nommée le 4 septembre ministre des Politiques agricoles, alimentaires et forestières dans le nouveau gouvernement italien formé par Giuseppe Conte. Elle a 61 ans (née le 17 aout 1958) et vient des Pouilles. Elle succède à Gian Marco Centinaio, de la Ligue du Nord.

Cette syndicaliste a défendu à Brindisi les droits des saisonniers agricoles mal payés. Elle a ensuite travaillé dans une organisation syndicale pour travailleurs de l’industrie alimentaire, puis a rejoint la Confédération générale Italienne du Travail.
A partir de 2006 elle a siégé à Rome comme députée. En 2014, elle a été nommée sous-secrétaire aux Politiques du travail du gouvernement Renzi. En 2016, elle est nommée vice-ministre du Développement économique. En 2018, elle a été élue sénatrice dans la circonscription d’Emilie-Romagne.

Le nouveau gouvernement de Guiseppe Conti change d’attitude par rapport à l’UE. Il est nettement plus pro-européen, et ne veut plus provoquer Bruxelles en augmentant l’endettement de l’Etat italien. AM

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villiersTheresa Villiers vient d’être nommée au ministère de l’Agriculture dans le gouvernement de Boris Johnson. Cette juriste de 51 ans, née à Londres le 5 mars 1968, ne faisait pas partie du gouvernement May, mais de ceux de David Cameron.

Elle est très favorable au Brexit, et s’est prononcée contre le plan Backstop pour l’Irlande du Nord. Membre du Parti conservateur, elle a déjà été Secrétaire d’Etat aux transports, de 2010 à 2012 puis, de 2012 à 2016, ministre pour l’Irlande du Nord. Avant, elle était députée conservateur britannique au Parlement européen à partir de 2005. Elle se dit prête à soutenir un Brexit dur.

Son prédécesseur dans le gouvernement de Theresa May est Michael Gove qui se retrouve dans l’aimable sinécure que constitue le titre de chancelier du duché de Lancaster. The Chancellor of the Duchy of Lancaster est chargé de gérer les biens mobiliers et immobiliers, et les rentes du duché de Lancastre. Il est désigné par le souverain sur avis du Premier ministre.

Rappelons que le duché de Lancaster est la propriété personnelle du souverain régnant, donc de l’actuelle reine Élizabeth II. Le duché est constitué de quelques 18.500 ha de biens fonciers, immobiliers, agricoles et forestiers, d’aménagement urbain, de monuments historiques etc. On estime sa valeur à environ 500 mio £. Les revenus annuels sont évalués à environ 16 mio £ par an. AM

Soyons cruels : l’affaire des Paradise Papers (2017) a montré que le duché de Lancastre ne dédaignait pas l’optimisation fiscale par l’intermédiaire de certains paradis fiscaux parfaitement infréquentable. Plus ténébreux encore : le duché serait (ou aurait été) investisseur dans une société de sinistre réputation, la BrightHouse, qui vend du mobilier par un système de location crédit à des taux exorbitants, on dit jusqu’ à 99%. Comme le chante Charles Trenet : Tout est Duc ici, Monsieur, tout est Duc/Tout est au Duc, tout est au Duc

johnsonNombre d’observateurs estiment que la date du 31 octobre sera à peu près impossible à tenir, sauf à courir à la catastrophe. Boris Johnson ayant été élu président du Parti conservateur (92 153 voix contre 46 656 à Jeremy Hunt) c’est donc lui que la Reine a nommé Premier ministre au10 Downing Street, en remplacement de Theresa May. Le nouveau premier ministre s’est empressé de garantir que la Grande-Bretagne serait sortie de l’UE pour le 31 octobre, avec ou sans accord européen.

Mais l’agriculture britannique veut, elle, un accord de sortie avec l’UE. Des responsables professionnels importants ont demandé à Johnson, au cours de la période pendant laquelle il a exposé son « plan », de se concentrer sur la stabilité et d’éviter des « attitudes de politiques populistes ». 

La présidente de la NFU (National Farmers Union), Minette Batters a déclaré : « Nous avons l’occasion de développer une nouvelle politique agricole qui fonctionnera pour la Grande-Bretagne, et qui apportera un avenir durable, vivant, et compétitif à notre agriculture. Mais un accord avec l’UE reste indispensable pour maintenir la liberté des échanges avec notre voisin le plus proche, qui est aussi notre plus important partenaire commercial, ainsi que pour maintenir l’accès aux personnes qui viennent travailler dans nos fermes ».

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