moscou 2Depuis 2014 et en réponse aux sanctions occidentales dans l’affaire ukrainienne, la Russie avait prononcé un embargo sur les achats alimentaires effectués à l’Ouest.

C’était vrai notamment pour la viande de porc, dont la Russie était grande importatrice à l’époque (500.000 tonnes) – au grand bénéfice notamment des producteurs et abattoirs français. Moscou avait alors décidé de développer sa production interne et s’était fait le pari de devenir soi-même exportateur dans un délai raisonnable.

Eh bien c’est chose faite ! Les importations russes de viande de porcs s’amenuisent à vue d’œil, et la Russie commence à concurrencer l’UE à l’exportation. L’organisation centrale danoise pour l’agriculture et l’agroalimentaire (L&F), indique que durant le 1er semestre 2020 la Russie a importé moins de 5000 t de viandes porcines. Durant le même semestre de l’année dernière elle en avait importé 64 000 t.

Lire la suite...

porc inondationQuelque 20 millions de porcs auraient été victimes des inondations récentes dans le Sud et l’Est du pays. Soit 5% de la production chinoise. M. Ping Chew, le très connu chef-analyste de Rabobank Research en Asie, avance ces chiffres, ajoutant que les cas de peste porcine africaine augmentent très rapidement, et que tous ne sont pas déclarés.

Les pluies diluviennes le long du bassin du Yangtsé inondent les terres du Sud et de l’Est chinois. De larges régions du bassin du Yangtsé sont totalement sous l’eau, y compris un grand bassin de production de riz.

Un nombre considérable de porcs ont été victimes des flots. En plus, l’inondation favorise la propagation de la peste porcine africaine.

Lire la suite...

glauberLes limites fixées à l’OMC ont été pulvérisées, vient d’admettre Joseph Glauber, ex-économiste en chef de l’USDA, devant la commission du Sénat américain qui discute actuellement des relations des USA avec l’OMC, la réforme de celle-ci et de son système d’arbitrage.

Selon Glauber, l’administration Trump a attribué 28 Mrds $ à l’agriculture US en 2019.

En y additionnant les paiements des programmes de soutien des prix et revenus, et celui des assurances récoltes, on est entre 32 et 33 Mrds € de subventions, ce qui est considéré à l‘OMC comme constituant une distorsion de concurrence.

Cela représente 75% de plus que les 19,1 Mrds $ autorisés pour 2019.

Lire la suite...

goldsboroGoldsboro Milling, filiale du géant alimentaire mondial Maxwell Foods, et elle même l'une des plus grosses entreprises US de la filière porcine US, met en liquidation ses 54.00 truies restantes – il en détenait 100.00 il y a un an et en a vendu déjà 46.000. 

La presse spécialisée US estime « qu’il n’y a jamais eu de plan de liquidation de cette ampleur dans cette filière ».

Précision aggravante : aucun acheteur ne s’est présenté pour reprendre l’entreprise elle-même et opérer l’une des méga fusions qu’on a déjà vues ces dernières années avec par exemple IE Smithfield Foods-Murphy, Carrol-Premium Standard. Maschoff-Sands, Christiansen-Heartland, JBS-Cargill.

Actuellement, les producteurs de porcs aux États-Unis sont confrontés à des pertes de 30 $/tête, et les usines de transformation accumulent les pertes. Au cours du 1er semestre 2020, on a déjà supprimé 150.000 truies officiellement.

Mais entre les truies euthanasiées, les avortements provoqués, les destructions de porcelets dans les élevages, l’USDA estimait en juin dernier que le recul de production serait de -150.000 porcs/semaine.