moisson 2Les prix de la terre agricole ont augmenté de +29,9 % en moyenne entre 2015 et 2018 . Le prix moyen de l’hectare est ainsi passé de 19 614 € à 25 485 €.

Les causes de ce renchérissement sont d’une part les faibles taux d’intérêts sur les marchés des capitaux, et d’autre part la forte demande en immobilier agricole.

Cela pèse essentiellement sur les installations et sur les agriculteurs actifs, les investissements en foncier ne pouvant plus être financés par les rendements à long terme attendus.
Les prix des terres, et celui des fermages ont continuellement augmenté. Entre 2013 et 2016 les fermages ont augmenté en moyenne de +18,5 %.

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porcschine140 mio de porcs seront produits cette année aux Etats Unis, soit +24% en 10 ans ! L’USDA table sur une production de viandes porcines de 13 Mio t, soit +3 % en un an. Les exportations pourraient également augmenter de 3 %, mais la consommation intérieure va diminuer de 1 %. C’est dire que la situation des producteurs US ne cesse de se dégrader. 

L’augmentation constante de la production porcine américaine au cours de ces dernières années est l’une des racines de la situation actuelle, augmentation par rapport à laquelle la demande ne suit pas au même rythme. Cette année près de 140 Mio de porcs seront mis sur le marché, soit 24 % de plus qu’il y a 10 ans.

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mask 2Une partie des aides « coronavirus » va aux programmes d’aide alimentaire pour les nécessiteux, et constitue un soutien direct aux prix agricoles.

Les programmes d’aides se multiplient avec des appellations diverses. CARES Act (Coronavirus Aid, Relief and Economic Security Act) prévoyait en mars dernier 16 Mrds $ pour les farmers.

Le budget de l’USDA a été en outre déjà fortement augmenté pour les achats publics destinés aux «food banks », les banques alimentaires.

Ce mois-ci, le Congrès discute de nouvelles aides «coronavirus». Les Républicains proposent HEROES Act (Health and Economic Recovery Omnibus Emergency Solutions). Les Démocrates proposent HEALS Act (Health, Economic Assistance, Liability and Schools).

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halloumiLe « halloumi » s’est mis en travers du CETA. La cause de ce fromage à griller a mobilisé les députés de gauche au parlement chypriote, qui n’a pas ratifié l’accord international : 38 voix contre et 18 voix pour la ratification. « Cet accord ne protège pas suffisamment le fromage halloumi ni d’autres produits agricoles de l’île » ont estimé les élus. 

On sait que cet accord CETA est entré provisoirement en vigueur en septembre 2017, et qu’il est en grande partie déjà appliqué. Mais les parlements des pays membres européens doivent le ratifier pour permettre une application pleine.

Le fromage à griller halloumi (lait de brebis et lait de chèvres pour les puristes, avec une partie de lait de vache pour les touristes) est un produit national chypriote beaucoup exporté - et déjà beaucoup concurrencé par des fromages turcs ou arabes de même nature.

La gauche et les Verts chypriotes dénoncent les insuffisances et les dangers de cet accord. Le gouvernement de Nicosie va tenter d’obtenir quelques exceptions à l’accord pour les produits chypriotes, avant de relancer la procédure de ratification au parlement. AM