pesteporcineafricaineLa PPA (peste porcine africaine) a été constatée dans un élevage de 100 000 porcs. L’élevage se trouve dans l’Ouest ukrainien, à 100 km de la frontière polonaise. La ferme Halychyna Zahid fait partie des 10 plus grandes exploitation porcine d’Ukraine.

Tous les animaux seront abattus, et un vide sanitaire absolu devra être respecté pendant 40 jours. Le principal actionnaire de l’élevage est l’entreprise danoise Zythomir Holding A/S.

Depuis 2017, il y a eu 351 cas de peste porcine africaine en Ukraine sur sangliers et porcs d’élevage. Jusqu’à ce dernier cas, le plus important avait entrainé l’abattage de 60 000 porcs dans la région de Kiev.
Au 1er août le cheptel porcin d’Ukraine était de 6,4 mio de porcs.

Aux Philippines également, on a vu apparaitre des cas de PPA. Les premiers abattages massifs ont commencé depuis quelques semaines.

commissionLa Commission européenne sortante vide apparemment ses tiroirs. Ces derniers jours, elle vient d’autoriser à l’importation une « rafale » de 7 OGM. Faisons le point…

Il y a maintenant 69 OGM différents, qui sont autorisés à l’importation en UE, c’est à dire pour l’utilisation dans l’alimentation animale et dans l’alimentation humaine. La dernière autorisation d’OGM en culture date quant à elle, de 1998. Pour d’autres demandes d’autorisations en culture, les évaluations scientifiques sont terminées depuis longtemps, et ces dossiers sont en attente depuis des années, à cause de blocages politiques. Ce double-jeu est soutenu par la France, l’Allemagne, ou l’Italie, en faisant en sorte qu'une majorité qualifiée de 55 % des Etat avec 65 % de la population ne puissent jamais être obtenue.

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villiersTheresa Villiers vient d’être nommée au ministère de l’Agriculture dans le gouvernement de Boris Johnson. Cette juriste de 51 ans, née à Londres le 5 mars 1968, ne faisait pas partie du gouvernement May, mais de ceux de David Cameron.

Elle est très favorable au Brexit, et s’est prononcée contre le plan Backstop pour l’Irlande du Nord. Membre du Parti conservateur, elle a déjà été Secrétaire d’Etat aux transports, de 2010 à 2012 puis, de 2012 à 2016, ministre pour l’Irlande du Nord. Avant, elle était députée conservateur britannique au Parlement européen à partir de 2005. Elle se dit prête à soutenir un Brexit dur.

Son prédécesseur dans le gouvernement de Theresa May est Michael Gove qui se retrouve dans l’aimable sinécure que constitue le titre de chancelier du duché de Lancaster. The Chancellor of the Duchy of Lancaster est chargé de gérer les biens mobiliers et immobiliers, et les rentes du duché de Lancastre. Il est désigné par le souverain sur avis du Premier ministre.

Rappelons que le duché de Lancaster est la propriété personnelle du souverain régnant, donc de l’actuelle reine Élizabeth II. Le duché est constitué de quelques 18.500 ha de biens fonciers, immobiliers, agricoles et forestiers, d’aménagement urbain, de monuments historiques etc. On estime sa valeur à environ 500 mio £. Les revenus annuels sont évalués à environ 16 mio £ par an. AM

Soyons cruels : l’affaire des Paradise Papers (2017) a montré que le duché de Lancastre ne dédaignait pas l’optimisation fiscale par l’intermédiaire de certains paradis fiscaux parfaitement infréquentable. Plus ténébreux encore : le duché serait (ou aurait été) investisseur dans une société de sinistre réputation, la BrightHouse, qui vend du mobilier par un système de location crédit à des taux exorbitants, on dit jusqu’ à 99%. Comme le chante Charles Trenet : Tout est Duc ici, Monsieur, tout est Duc/Tout est au Duc, tout est au Duc

johnsonNombre d’observateurs estiment que la date du 31 octobre sera à peu près impossible à tenir, sauf à courir à la catastrophe. Boris Johnson ayant été élu président du Parti conservateur (92 153 voix contre 46 656 à Jeremy Hunt) c’est donc lui que la Reine a nommé Premier ministre au10 Downing Street, en remplacement de Theresa May. Le nouveau premier ministre s’est empressé de garantir que la Grande-Bretagne serait sortie de l’UE pour le 31 octobre, avec ou sans accord européen.

Mais l’agriculture britannique veut, elle, un accord de sortie avec l’UE. Des responsables professionnels importants ont demandé à Johnson, au cours de la période pendant laquelle il a exposé son « plan », de se concentrer sur la stabilité et d’éviter des « attitudes de politiques populistes ». 

La présidente de la NFU (National Farmers Union), Minette Batters a déclaré : « Nous avons l’occasion de développer une nouvelle politique agricole qui fonctionnera pour la Grande-Bretagne, et qui apportera un avenir durable, vivant, et compétitif à notre agriculture. Mais un accord avec l’UE reste indispensable pour maintenir la liberté des échanges avec notre voisin le plus proche, qui est aussi notre plus important partenaire commercial, ainsi que pour maintenir l’accès aux personnes qui viennent travailler dans nos fermes ».

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François Landrieu

Fondateur de Socopag

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