kostinger2Démission d'Elisabeth Köstinger, 43 ans, qui était ministre de l’Agriculture, du Tourisme, et des Régions depuis janvier 2020.

Elle passait pour très proche du chancelier Sebastian Kurz, qui lui-même a dû démissionner sous les soupçons de corruption.

Elle avait envisagé de démissionner en même temps que Kurz, mais le nouveau chancelier Karl Nehammer lui avait demandé de rester provisoirement à ce poste, en particulier pour conduire à terme les discussions sur la Politique Agricole Commune.

Pour l’instant, on ne sait pas qui lui succédera. La coalition du chancelier Nehammer est très fragile, et son parti ÖVP tient son assemblée à Graz le 14 mai. D’ici là, cette succession doit être réglée.

On dit aussi que la ministre démissionnaire avait des relations de plus en plus tendues avec ses collègues Verts dans le gouvernement de coalition. Elle-même avait laissé entendre que ce mandat ne lui procurait plus de joies. Elle a annoncé qu’elle retournait au privé.

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biocarbuAu plan international ce freinage date déjà de 2019. Avant cette date la production de biodiesel avait atteint un doublement en 10 ans, à 48 Mrds de litres. L’UE est le premier producteur de biodiesel. Dans les années 90, on a commencé la transformation du colza en excédent en biodiesel. Depuis, les capacités de production de biodiesel se sont développées aux USA et en Amérique du Sud, où on les utilise en régulateurs de marchés.

Le bioéthanol reste dominant, il avait atteint en 2021 124 Mrds de litres. Les volumes les plus élevés de bioéthanol proviennent des USA, qui envoient un tiers de leur récolte de maïs dans les usines de production d’éthanol.

En seconde position on trouve le Brésil qui utilise la canne à sucre. L’UE en produit comparativement peu, à partir de blé, de seigle, d’orge, de maïs et de sous-produits de sucreries.

Depuis l’attaque russe sur l’Ukraine, la rareté réapparait sur les marchés de produits alimentaires, et le débat « assiette contre tank » connait une nouvelle édition.

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DürrInquiétudes pour Ekosem, le plus grand groupe laitier russe, créé par l’Allemand Stefan Dürr et longtemps considéré comme la plus belle illustration d’une collaboration avec la Russie.

Certes, le groupe est encore largement rentable, avec une marge de 30 % avant impôts, intérêts, et amortissements.

Malgré cela, ce géant laitier russe risque d’être victime des tensions entre la Russie et l’Ouest à la suite de la guerre en Ukraine.

Elle est aujourd’hui suspendue à la décision des créanciers allemands d’accepter le renouvellement de deux emprunts de l’ordre de 180 Mio € chacun.

La décision doit tomber au vote de l’assemblée générale les 9 et 10 mai prochain. Ekosem a proposé de réduire de 8,5% et de 7,5%, à 2,5 % la rémunération pour les deux emprunts en discussion, de prolonger leurs durées de 5 ans, et de renoncer à un remboursement anticipé en cas de cession du contrôle de filiales en Russie.

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tournesol VVGEn l’absence sur les marchés des deux grands exportateurs, l’Ukraine et la Russie, le tournesol est à 1100 $ fob/ tonne à Saint-Nazaire, soit 1000 € environ. C’est presque le double des prix mondiaux du soja, et ils sont au même niveau que ceux du colza.

En regardant de près les chiffres, on découvre quelques surprises. Ainsi, pour 2021, l’UE avait produit 10,5 Miot de graines de tournesol, unvolume quasiment autosuffisant.

Elle a pourtant importé 450 000 t en provenance de pays tiers, et en a exporté environ 300 000 t.

En graines de tournesol l’UE est pratiquement à l’autosuffisance, mais ce n’est évidemment pas le cas de tous les pays membres européens. Les graines importées ne venaient pas majoritairement d’Ukraine mais de Moldavie, qui en a fourni 300 000 t et seulement 60 000 t venaient d‘Ukraine.

Le constat change quand on regarde la situation en tourteaux et en huile de tournesols obtenus à partir des graines. L’Ukraine fournit 1,4 Mio t d’huile de tournesol à l’UE, soit 85 % de toutes les importations de ce produit. Pour les tourteaux 750 000 t venaient de Russie soit 40 % du total importé, et 670 000 t d’Ukraine soit 35 %. Il faut y ajouter 420 000 t ou 22 % du total, venant d’Argentine. C’est sur ces deux produits que l’UE est déficitaire et importe.

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François Landrieu

Fondateur de Socopag

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