DaunFigure de proue de ce bouillonnement : un jeune éleveur laitier de 30 ans, Christopher Daun, président des Jeunes Agriculteurs de Rheinland Nassau et vice-président européen des Jeunes Agriculteurs. Il était aussi il y a peu coprésident, avec Nina Sehnke, du BDL l’organisation fédérale allemande des Jeunes Agriculteurs (très liée au DBV, le syndicat majoritaire, plus que les JA français avec la FNSEA).

Or ces deux personnalités ont été carrément éjectées de leurs postes par une assemblée générale extraordinaire du BDL, à cause de leur prise de position pour l’interdiction des élevages en étables entravées. Du moins est-ce l’explication officielle. Mais Christopher Daun n’accepte pas cette explication et le fait savoir. Il est convaincu d’avoir été sanctionné pour s’être engagé à lutter pour plus de transparence au sein du DBV.

La prise de position sur les étables entravées a été arrêtée par le conseil d’administration du BDL dit-il, contrairement à ce qui a été dit sur une prétendue décision solitaire, tout comme la demande de modifications des statuts du DBV, approuvées également par son conseil. Cette dernière position a souverainement déplu. Elle dispose que l’âge limite pour entrer au conseil du DBV serait abaissé de 64 à 59 ans, de manière à cordonner la sortie de ce conseil avec l’âge de la retraite. La réélection devait être limitée à deux périodes Et surtout, elle plaidait pour étendre les candidatures possibles à ce conseil à d’autres que des présidents des syndicats des Länder. Il est difficile de remplir à la fois les deux mandats, au niveau national et à celui du Land. Et cela crée une dépendance totale du Land alors qu’au niveau national il faut être plus indépendant, selon Daun.

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GW 2019Au moment que s’ouvre Die Grüne Woche à Berlin (18-27 janvier), les professionnels allemands du secteur agroalimentaire dressent un bilan inquiet de leurs activités récentes, où les incertitudes concernant le Brexit s’ajoutent à la stagnation du marché intérieur.

La GEFA, German Export Association for Food and Agriproducts, attend pour 2018 des exportations agroalimentaires (techniques agricoles comprises) de 77,2 Mrds €, en diminution de -1,4 % sur l’année précédente. Cela souligne combien les conditions de commercialisations sont importantes pour la branche. L’exemple de l’accord de libéralisation avec le Japon est un exemple positif d’allègement des conditions faites au commerce, mais ne suffit pas pour compenser les reculs en Asie.

Les exportations de janvier à octobre 2018 (sans les machines agricoles) ont atteint 59,1 Mrds €, soit 3 % en dessous du niveau de l’année derrière. Dans le même temps, les volumes ont diminué de - 4 % à 50,1 Miot. Ce sont essentiellement des reculs enregistrés en Asie et en Afrique qui sont en cause, parmi lesquels ceux de viandes - 6,5 %, des produits laitiers - 4,1 % et des céréales. (Blé -35,6 %, orge -17,1 % et animaux d’élevage -9,6 %.

En valeur, les exportations de janvier à octobre, sont sous les valeurs de l’année d’avant, -2,4 %. Les exportations vers pays tiers ont diminué plus -6,3 %. Il est à remarquer que malgré l’embargo, les exportations vers la Russie ont connu, sur d’autres produits, une nette ré-augmentation, de + 6,2 % à 829 Mio €, alors que le change du rouble a augmenté en cours d’année de 13,4 %. AM

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hoganBrexit et élections européennes vont avoir dans les mois qui viennent des effets directs sur les nominations aux postes clés de la Commission, à commencer par les Commissaires eux-mêmes.

Dans cette incertitude globale, le Commissaire à l’agriculture, l’Irlandais Phil Hogan (58 ans) mène doucement sa barque vers un second mandat de Commissaire et vers une stabilité relative concernant la future Politique agricole commune en chantier. Même s’il ne pourra probablement pas éviter une diminution du budget agricole européen après le départ des Britanniques. AM

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rathoreCe sera une source supplémentaire de protéines pour des millions de consommateurs.

Produire des protéines supplémentaires, dans le système d’agriculture actuel, sans étendre les surfaces en culture et sans concurrencer d’autres cultures… C’était depuis longtemps l’objectif que poursuivait Keerti S. Rathore (photo), né en Inde et depuis 23 ans responsable d’une équipe de chercheurs à Texas A&M University.

Dans la culture du coton, pour chaque kilo de fibres on obtient actuellement 1,6 kg de semences, avec un taux élevé de protéines. Ces graines ne sont pas consommables, car elles contiennent du gossypol, substance défensive pour la plante, mais toxique pour les humains. Rathore a réussi par méthode génétique à éliminer le gossypol des graines jusqu’à une teneur si faible que leur consommation est absolument sans risque, tout en maintenant les résistances de la plante. En octobre 2018, la FDA a donné l’autorisation de culture les graine obtenues, répondant aux critères alimentaire de l’OMC et de la FDA.

La production mondiale de semences de coton est de 48,5 miot, avec une teneur en protéines de 23 %, ce qui donne un volume de protéines supérieur à la totalité des protéines des œufs produits dans le monde, selon Rathore. On estime que 20 Mio de paysans produisent du coton dans 80 pays, et souvent dans des régions en manque de protéines. Ces graines pourraient aussi être utilisées en aliments du bétail, ce qui permettra aux paysans la triple production de fibres, d’aliments et d’aliments du bétail.
Les scientifiques américains sont à la recherche de partenaire commerciaux. Rathore, se référant à ses origines indiennes, rappelle que ses recherches ont déjà été soutenues par feu le père de la révolution verte, Norman Borlaug.

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François Landrieu

Fondateur de Socopag

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