parlement europeenCette avalanche va à elle seule compromettre l’avancement des travaux du Parlement. Et en plus ce dernier, qui va changer après les élections de mai, pourrait ensuite reprendre tout le dossier !

Le calendrier de la réforme est déjà bousculé par d’autres avatars. Il faut maintenant que le projet de directive de réforme progresse vers un résultat encore incertain, à travers 5 000 amendements. C’est un travail herculéen pour la commission de l’agriculture du Parlement européen, et les chances d’arriver à une prise de position avant les élections de mai s’amincissent. Il faudrait tout boucler en quelques semaines et c’est strictement impossible.

Le plafonnement des aides directes tient la vedette dans ce paquet d’amendements. La rapporteuse Esther Herranz Garcia propose à la place de la proposition de la Commission d‘un plafond de 60 000 €/exploitation, un plafonnement facultatif à partir de 150 000 €.

Les Allemands rejettent tout plafond obligatoire, et soutiennent un plafonnement facultatif. La présidence roumaine veut supprimer totalement le plafonnement. Le COPA/COGECA est opposé au plafonnement obligatoire

Dans les rangs des soutiens au plafonnement, on devient pessimiste, la commission n’étant pas sur un bon chemin, et l’on ne pense plus arriver à un consensus jusqu’en mars.
Le Parlement européen pourrait effectivement encore arriver à un avis, si la commission de l’agriculture trouvait un accord pour ses réunions des 6 et 7 mars. Mais on en est loin…

De toute façon, la délégation française veut éviter un vote du Parlement quatre semaines avant les élections européennes, et la présidence roumaine fait tout pour que le plafonnement échoue.
Le nouveau Parlement élu ne sera pas tenu par les décisions de la commission de l’agriculture. Si bien que les nouveaux parlementaires, quand ils seront élus, pourraient décider de redérouler tout le dossier. AM

Klockner 6La ministre allemande de l'Agriculture Julia Klöckner vient de présenter les critères retenus pour le label étatique de bien-être animal « Tierwohl ». Immédiatement, un déferlement de critiques s’est abattu sur elle et sur son projet.

Ce label d’Etat, facultatif, serait à trois niveaux d’étiquetage. Il concerne tout d’abord les porcs, plus tard il y aura des critères pour la volaille, et ensuite pour les bovins. Les critères pour les porcs sont en gros les suivants +20 % de place par rapport aux obligations légales, au premier niveau, + 47 % au second niveau, et +91 % au troisième niveau. Pour ce dernier, un parcours extérieur doit être prévu pour les animaux de plus de 30 kg. D’autre critères concernent la lumière, le microclimat, la protection des porcelets, la castration, le transport etc.

Ces détails ne sont pour le moment pas les plus importants, car les discussions vont continuer, et il est à prévoir que les Länder et le Bundesrat s’en mêleront aux côtés de tant d’organisations, agricoles, de consommateurs, et de protecteurs divers. Les uns trouvent les propositions sont trop dures, surtout au niveau 1 qui risquerait à terme de se transformer en minimum légal ; les autres parlent d’une « blague ». Les bios pestent pour ne pas se voir attribuer dans ces propositions, une classe particulière à faire valoir, la plus élevée !

Ce projet de label d’Etat Tierwohl, est un des points clés inscrits dans le programme agricole de gouvernement de la coalition au pouvoir. Dès la discussion de ce programme, Klöckner en avait fait son projet-phare. Mais les premières propositions datent de 2015, et son prédécesseur Schmidt au BMEL avait fini par en faire une arlésienne. Klöckner a inscrit 70 Mio € dans son budget mais uniquement pour populariser le label, les couts supplémentaires d’investissements pour les agriculteurs doivent se financer par les prix du marché. AM

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maïs OGMLes OGM sont pour la plupart interdits de culture et de production dans l’Union européenne… mais ils sont massivement autorisés à l’importation. Ce régime de la plus grande hypocrisie va encore se renforcer si l’on tient compte des hésitations et même sans doute des interdictions que l’UE va établir contre les plantes obtenu par Genome Editing. A l’heure actuelle, l’UE autorise l’importation de 62 OGM, alors qu’un seul maïs a été autorisé en culture en 1998. AM.

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logobioCe pays possède la plus grande surface agricole exploitée en bio de l’Union Européenne. Avec 23,4 % de sa surface agricole en bio, elle devance l’Estonie 19,6 %, la Suède 19,2 %, l’Italie 14,9 %, la Tchéquie 14,1 %, la Lettonie 13,9 % et la Finlande 11,4 %.
La surface totale en bio en UE était en 2017 de 12,6 Mio ha, soit environ 7 % de la SAU mais avec une augmentation de +25 % entre 2012 et 2017. 

Dans les autres pays UE, la part du bio dans la surface agricole était en dessous de 10 % : Slovaquie 9,9%, Slovénie 9,6, Espagne 8,7 %, Danemark 8,6 %, Lituanie 8 %, Grèce 8 %, Portugal 7%, Allemagne 6,8 %, Croatie 6,5 %, Belgique 6,3 %, France 6 %. En fin du classement on trouve : Chypre 4,6 %, Luxembourg 4,2 %, Hongrie 3,7 %, Pologne 3,4 %, Pays Bas 3,1 %. Les plus basses proportions de terres en bio se trouvent au Royaume Uni 2,9 %, en Bulgarie 2,7 %, en Roumanie 1,9 %, en Irlande 1,7 %, et finalement à Malte 0,4 %. 

Eurostat donne pour trois non membres de l’UE les parts suivantes : Suisse 14,5 %, Norvège 4,8 % ; Islande 0,4 %.
Les chiffres pris en compte comportent les terres exploitées en bio et celles en cours de reconversion.