Le Bauerntag, le « petiRukwied 2024t » congrès du DBV s’est tenu les 26 et 27 juin à Cottbus (Brandebourg). Dit petit, ce congrès, car il ne réunit que les délégués.

Mais il est électif et donc de haute importance, surtout cette année où l’on devait renouveler le mandat du président en poste depuis 2012, le wurtembergeois Joachim Rükwied (62 ans, notre photo).

Une simple et rapide formalité : le président a été réélu pour un nouveau mandat de 4 ans, par 408 voix sur 482 votants.

Le ministre de l’agriculture Cem Özdemir ne pouvait pas se défiler, bien qu’il soit la cible constante des critiques depuis qu’il est dans sa fonction.

Il est donc venu, lui qui se désigne comme étant un « souabe-anatolien », et le congrès l’a un peu martyrisé, un peu brocardé, beaucoup critiqué.

Ce petit congrès des délégués du DBV, dit électif, a été marqué par la réélection de Joachim Rükwied (62 ans) à la présidence du DBV, par la remise par les jeunes du DBV et les organisations féminines, de maïs devenu pop-corn gonflé, à force d’air chaud, au ministre Vert de l’agriculture Cem Özdemir venu justifier sa politique, et par le passage éclair du chancelier Scholz, sans allocution ni annonce. L’ambiance générale agricole allemande reste bouillonnante, même si le petit congrès est en général moins consacré à la politique agricole.

Le président a été réélu par 408 voix sur 482, à la tête de l’organisation qu’il préside depuis 2012.

Quelques extraits de ce que l’on a entendu de la bouche du président du DBV durant ce congrès à l’adresse du ministre et du gouvernement fédéral : « Vous nous forcez à descendre dans la rue. Votre paquet agricole de compensation est un tout petit paquet de rien du tout, une honte, à des années-lumière de ce qui aurait été nécessaire. Ne touchez plus au salaire minimum, et retirez les décisions que vous projetez en matière de fumures et de protection phytosanitaires. »

Et Rükwied l’a même dit en patois du Wurtemberg, que le ministre est censé comprendre puisqu’il est élu de cette région : „Damit Sie‘s oifach verschtähn, Herr Minischter: des isch koi Entlaschtungspaket, des isch ned amol a Päckle“.  En français « Pour que tout simplement vous compreniez, monsieur le ministre, que tout ça, ce n’est pas un paquet d’allègement de charges, ce n’est même pas un mini-paquet ». 

Le Chancelier Scholz est venu rendre une visite inutile au congrès. Déjà que notre homme n’est guère charismatique, mais en l’occurrence il s’est surpassé. Il a brièvement remercié les agriculteurs pour leur travail et s’est déclaré « continuellement ouvert » (?) aux rencontres et aux discussions avec les représentants agricoles. » C’était peu, et même rien. Ce fut tout.

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François Landrieu

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