europe politiquePour l’ensemble de l’UE-28 en 2018, le revenu moyen des exploitations agricoles était de 35 300 €. Les aides directes représentaient en moyenne 28 % de ce revenu mais on atteignait 40 à 54 % pour l’engraissement à l’herbe, les exploitations mixtes et les cultures arables. Le revenu par UMO était de 41 % supérieur à celui de 2007

La DG Agri de la Commission européenne a récemment exploité en détail les données du réseau d’information des comptabilités agricoles INLB.

Le revenu moyen, ou la valorisation nette a augmenté de 2007 à 2018 de 28 800 € à 35 300 € en particulier par l’augmentation de la valeur de la production agricole, augmentation chiffrée à +36 % pour les élevages intensifs et à +34 % pour les productions végétales.

La part des aides directes était en moyenne de 28 % du revenu. En Lituanie, cette part était de 70 %, en Finlande et en Estonie respectivement de 67 % et de 66 %. Aux Pays-Bas, les aides directes n’entraient que pour 9 % dans le revenu moyen d’exploitation.


Les aides directes UE prennent une part de 40 à 54 % dans les exploitations de pâtures, les exploitations mixtes et les cultures arables. Les aides ne jouent qu’un rôle secondaire pour les exploitations d’horticulture et de viticulture avec une moyenne située entre 2 % et 5% du revenu moyen.

Le revenu moyen par UMO le plus élevé a été atteint en 2018 avec 22 500 €, en augmentation de +41 % par rapport à 2007, grâce à l’augmentation du revenu par exploitation et à la diminution du travail.

Ces chiffres moyens cachent toutefois des différences importantes entre Etats, classes d’âges, et sexes. Les résultats par UMO supérieur à la moyenne sont enregistrés en production porcine, production avicole, en viticulture, horticulture et en production laitière. Des résultats inférieurs à la moyenne se situent en cultures pérennes, pâtures, et agriculture mixte. Les résultats le plus élevés par UMO ont été obtenus dans le Nord-Ouest européen et les plus faibles à l’Est.

Les exploitations dirigées par des femmes ont obtenu en moyenne 38 % de moins par unité car il s’agissait en moyenne d’exploitations plus petites en surfaces et en volumes de production. La Hongrie fait exception, où les revenus étaient plus élevés dans toutes les classes de surfaces avec une femme à la tête des exploitations.

Les exploitants de moins de 40 ans ont eu en moyenne des revenus plus faibles, suivis de ceux de plus de 60 ans. Cette dernière catégorie obtient les résultats les plus faibles dans beaucoup de pays membres

Le Pays Bas et le Danemark ont les valeurs d’exploitations les plus élevées avec respectivement 3,1 Mio € et 2,7 Mio €, surtout à cause des prix élevés du foncier et de types d’exploitations intensives en capital. La plus faible valeur est enregistrée en Roumanie avec 55 000 € traduisant les prix du foncier pour des exploitations extensives en capital.

La surface moyenne d‘exploitation en UE ressortant des comptabilités était de 37 ha, mais avec des écarts énormes : 445 ha en Slovaquie et 3 ha à Malte. Pour l’ensemble UE, 56 % des surfaces exploitées l’étaient en fermage. AM

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François Landrieu

Fondateur de Socopag

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