pipelineL’Ukraine et la Pologne ont signé il y a quelques jours une convention pour la construction d’un pipeline d’huiles végétales qui doit amener des huiles ukrainiennes jusqu’à Gdansk, pour être ensuite dirigées vers d’autres pays. La capacité envisagée est de 2 Mio t d’huiles par an.

Le gouvernement ukrainien constate que devant les insécurités sur le marché des céréales, les producteurs ukrainiens s’orientent de plus en plus vers la production de colza, tournesol et soja. L’intention du gouvernement est d’augmenter l’exportation d’oléagineux transformés.

En effet, de fortes insécurités pèsent non seulement sur l’accord d’ouverture des ports ukrainiens, mais de manière générale sur la politique céréalière de la Russie, avec son poids sur les marchés céréaliers.


Cette année, on pourrait déjà atteindre 1 Mio ha de colza, ce qui correspondrait à la surface de l’année d’avant malgré l’occupation d’une partie du pays par les troupes russes, selon les déclarations de Taras Wysozkyj, le vice-ministre ukrainien de l’agriculture.

Cette réorientation de l’agriculture ukrainienne est aussi due aux couts de production, indique Seitan Lytwyn, une experte d’Ukrainian Agribusiness Club (UCAB). La rentabilité de la production céréalière est de plus en plus mise en cause par l’impossibilité d’exportations maritimes libres, et par l’augmentation des prix des carburants et des engrais. Les prix de vente des céréales sont très bas.

Les producteurs agricoles se plaignent se plaignent de ne plus pouvoir faire face aux investissements. Il y a en outre en Ukraine une très grande offre de céréales qui pèse sur les prix. Les agriculteurs ont peu de moyens, et craignent l’avenir céréalier, selon Lytwyn. Sur les plateformes de produits agricoles en Ukraine, les prix du colza sont le double des prix du blé.

Lytwyn estime que l’Ukraine dispose de suffisamment de capacité pour transformer les graines de tournesol en huile. Pour la transformation de soja et de colza, il n’y que peu de capacités dans le pays. Mais cette experte estime que les agriculteurs et les investisseurs suivront, et investiront dans la transformation des oléagineux. AM

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François Landrieu

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