traitementIVA (IndustrieVerband Agrar), une organisation allemande implantée à Francfort représentant les industries amont de l’agriculture, a commandé une étude sur les possibilités d’économiser les produits de traitement et des engrais à « HFFA Research » une société indépendante de recherches et de conseils.

Selon le mandat donné à ce cabinet d’études il a y un an environ, il s’agissait de répondre à la question de savoir comment les objectifs du Green Deal pourraient être atteints. Les résultats viennent d’être présentés.

Résultat : oui, il existe un énorme potentiel d’économie, par l’application conséquente des méthodes modernes de traitements, et ce potentiel peut être mobilisé à relativement peu de frais. L’industrie veut apporter une contribution importante pour arriver à ces objectifs, et être une partie de la solution.
La digitalisation est la technologie clé de cette évolution, et l’industrie des phytosanitaires y investit énormément.

L’étude devait également indiquer ce que les changements couteraient aux agriculteurs et aux consommateurs. Six facteurs déterminants, technologiques et politiques, ont été analysés : les traitements de surfaces partielles, les traitements en bandes, l’agriculture bio, les inhibiteurs de nitrification, les règlementations des fumures, les bordures d’eaux et les jachères.

HFFA arrive à la conclusion que les innovations technologiques ont le plus grand potentiel d’économie. Avec un traitement fongicide sur surfaces partielles on pourrait économise 25% du produit de traitement, c’est-à-dire plus de 2 400 t de fongicide Avec le traitement herbicide en bande on peut économiser 66%, soit plus de 4000 t d’herbicide.

L’application surfaces partielles de fongicides sur céréales d’hiver représente un gain de 12 €/ha. Par l’application d’herbicide en bande, l’économie serait même de 34 €/ha. Cette technique devrait s’étendre, bien qu’elle soit perfectible, mais les investissements sont déjà rentables.

Les engrais sur surfaces partielles ont un potentiel d’économie de 20 %. Les inhibiteurs de nitrification pourraient diminuer de moitié les pertes en éléments fertilisants.
L’objectif de 30 % de bio pour 2030, retenu par le gouvernement, est par contre considéré comme irréaliste. Le potentiel d’économie est à peu près du niveau de celui des solutions technologiques, mais en même temps il y aurait pour les agriculteurs et les consommateurs un cout supplémentaire de 200 €/ha.

La règlementation des engrais n’a qu’une efficacité limitée sur les économies de produits, et conduit de surcroit à des augmentations de couts. Les économies sont seulement de l’ordre de 2 % pour les jachères et les bordures d’eaux, avec en même temps des augmentations de couts respectifs de 400 €/ha et de 270 €/ha

Conclusion : les potentiels de réduction par l'utilisation des meilleures technologies sont comparativement élevés. Ils sont surtout réalisables à moindres couts. AM

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François Landrieu

Fondateur de Socopag

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