chine russieLe 10 juillet dernier, des représentants du Service fédéral russe de Contrôle vétérinaire et phytosanitaire (Rosselkhoznadzor) avaient commencé à discuter avec les représentants des Douanes chinoise (AGD) sur la lutte contre la peste porcine africaine (PPA) en Russie et en Chine.

Ces discussions semblent avoir porté leurs fruits, puisque Pékin vient de décider d’importer à nouveau de la viande porcine en provenance de Russie.

Les premières livraisons n’auront lieu que vers la mi-2024 à cause des procédures administratives à mettre en place… surtout si cette viande vient en paiement de livraisons d’armes.

Pékin ouvre ainsi à nouveau son marché à la viande de porc russe, après des années de négociations sanitaires. Les barrières datant de 15 ans, à cause de la PPA, sont levées, après examen de la situation dans les régions déclarées libres de cette maladie. Les importations de viandes porcines russes ne sont autorisées qu’à partir de régions certifiées libres de PPA.

Les besoins chinois d’importations ont de nouveau augmenté ces derniers temps. Selon le ministère chinois de l’agriculture, le pays a importé de janvier à août 2023 quelque 1,17 miot de viandes de porcs, sot +10 % par rapport à la même période de l’année passée, sans toutefois atteindre les records passés.   

Selon les analystes, la Chine cherche à diversifier ses importations, et en même temps à renforcer le commerce avec son partenaire stratégique qu’est la Russie. Les plus grands exportateurs actuels de cette viande vers la Chine sont l’Espagne et le Brésil, et pour les coproduits les USA et l’Espagne.

Jurj Kowalev, le président de NSS, la fédération des producteurs russes de porcs, s’attend à une forte concurrence sur le marché chinois, mais estime que si les Russes pouvaient conquérir de 5 à7 % du marché chinois, ce serait un grand succès.

Encore faudrait-il que les Chinois ferment les yeux et se bouchent les oreilles à certaines informations venues de Russie, selon lesquelles de la viande infectée par le virus PPA a été encore récemment découverte dans la chaine alimentaire du Sud de la Russie, et des cadavres de porcs infectés trouvés bien cachés en forêt.

Les autorités ont détecté de la viande infectée dans des cantines. Et les cadavres de porcs infectés en forêt montrent que souvent les producteurs de porcs cachent les infections, en mettant les cadavres dans les décharges, en les brulant, ou en les jetant en forêt, ce qui contribue à l’extension des contagions.

Il y a aussi des utilisations de déchets d’abattage dans la production artisanale d’aliments du bétail qui ne respecte pas les traitements à la chaleur nécessaires. Bon appétit quand même...   

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François Landrieu

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