RukwiedJoachim Rückwied a présidé le 28 et 29 juin derniers à Münster l’assemblée générale annuelle des délégués du DBV, dite aussi « le petit congrès », le Bauerntag.

Etaient présents près 500 délégués des quelque 300 000 exploitations agricoles dont le DBV revendique la représentation.

A une très grande majorité, les délégués ont approuvé une déclaration disant que l’agriculture allemande est prête à faire face aux défis de la protection du climat, du maintien de la biodiversité et des paysages culturels.

Mais sans une agriculture diverse, compétitive et en même temps durable, cela ne peut pas être réalisé. Il est d’autant plus indispensable qu’en politique agricole et alimentaire les bonnes orientations soient prises, et que les conditions préalables soient enfin réalisées. La politique doit en particulier s’engager à exploiter de manière rationnelle les potentiels de sécurisation alimentaire et de production d’énergies renouvelables, et créer les conditions favorables à l’agriculture et à la nature.

Joachim Rückwied, le président du DBV, connait ses classiques ! Devant les délégués de son organisation, il a montré de l’ouverture pour les décisions politiques de Berlin et de Bruxelles. Il reconnait les objectifs du Green Deal, et se montre même ouvert face à certaines revendications de la société. Mais très vite derrière, viennent les contestations des mesures qui ne conduisent absolument pas aux objectifs visés. Oui aux objectifs généraux, non aux mesures préconisées.

Cette position a conduit à un tonnerre d’applaudissements pour des mesures incitatives et volontaires, et à une majorité écrasante pour la déclaration finale. 

On a bien sûr entendu les déclarations plus « guerrières », avec des menaces de changement de braquet dans la contestation : « Nous ne pouvons pas être satisfaits de la politique de Berlin. Nous avons besoin d‘un gouvernement qui apporte de la sécurité, et ce n’est pas le cas. Il faut de la liberté à la place des interdits. Et que la politique sorte de la bulle berlinoise et arrête de vouloir enfermer les milieux ruraux dans des idées urbaines qui ne les concernent absolument pas ».

Dans son intervention, Cem Özdemir, le ministre Vert de l’agriculture, a tenté de justifier son action en mettant en accusation la responsabilité de ses prédécesseurs dans la situation agricole actuelle. Il a pu annoncer que l’amputation du budget agricole serait réduite à 500 Mio €. Mais encore une fois, il a été peu convaincant devant des professionnels qui le jugent sévèrement depuis plusieurs mois. AM

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François Landrieu

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