timmermans 2Le vice-président  de la Commission (62 ans, néerlandais, travailliste), chargé du dossier Climat, est certes un fonceur, mais là, il fonce peut être un peu vite…

Voici que dans ses dernières déclarations, il veut subordonner la recherche végétale à une interdiction de produits de traitement !

En 2021, le média spécialisé bruxellois Politico le classait parmi les 28 personnalités européennes les plus puissantes d'Europe, à la quatrième place de la catégorie consacrée aux « Faiseurs ».

L'’année dernière il était nouveau distingué, mais cette fois dans la catégorie des « Rêveurs ». On préférait le premier…

Le vice-président de la Commission européenne défend le Green Deal contre toutes les abondantes et sévères critiques. Il refuse maintenant de libérer les nouvelles techniques de sélection sans obtenir les restrictions dans la protection des plantes. 

D’où les attaques de plus en plus audibles de certains cercles européens. Dans le genre : que signifie ce « tout ou rien » politique, dans un régime démocratique et de la part d’un membre éminent de la Commission européenne qui avait lui-même déclaré Crisper Cas partie intégrante du Green Deal ? Est-ce, comme le disent certains de ses détracteurs, le caprice d’un « strumpf » grincheux? Ou bien il y a-t-il derrière tout cela des problèmes au sein de la Commission européenne ?

Pour Timmermans, si le Parlement et les Etats membres devaient s’opposer aux propositions de réglementation de l’utilisation des produits de traitement, la Commission européenne n’ouvrirait pas la voie aux nouvelles méthodes de sélection végétales, qui resteraient donc cadenassées. C’est bien ce qu’il a signifié récemment à la commission de l’agriculture puis à celle de l’environnement du Parlement européen.

Il s’est particulièrement frotté aux parlementaires conservateurs (PPE) lors de ces séances de questions. Ce parti est pour le moment le principal émetteur des critiques adressées aux projets de la Commission et à  Timmermans en particulier.

On lui reproche de perdre la confiance de toutes les populations rurales, et d’écraser les agriculteurs européens.  Le PPE s’était opposé il y a peu aux projets environnementaux de la Commission, et l’on ne voit pas se constituer une majorité au Parlement européen sans ce parti.

Pour Timmermans, le changement du climat et les pertes de diversité des espèces mettent en cause la sécurité alimentaire. On ne peut pas refaire la nature que l’on aura détruite par la chimie. Il n’y a d’autre voie possible que des programmes ambitieux d’environnement. Actuellement il n’y a que les Verts qui, dans la commission de l’agriculture, sont du côté de Timmermans. Et même dans son  propre parti, celui des socio-démocrates, les opposants à Timmermans sont de plus en plus nombreux. 

Pour l’agriculture Timmermans défend SUR (Sustainable Use Regulation) et NRL, la loi sur la renaturation, propositions qui sont fortement contestées par les organisations agricoles, alors que les mêmes souscrivent à la recherche des nouvelles méthodes de sélection végétale.

Pour couronner le tout, Frans Timmermans indique que ce sera tout le Green Deal ou rien, et surtout pas de plantes éditées ! Il a  en effet confirmé que la Commission ne retirera aucun des textes, mais qu’on peut encore discuter de détails… si les parlementaires abandonnaient leur position d’opposition frontale !!

Début juillet la Commission européenne doit faire connaitre ses propositions de rénovation des règles de sélection, et d’utilisation du ciseau de gènes.

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François Landrieu

Fondateur de Socopag

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