export bleLes marchés se sont  calmés après l’accord sur les corridors de solidarité pour débloquer les ports ukrainiens. Et, depuis, l’Ukraine a augmenté ses livraisons par les voies terrestres vers l’Europe.

Mais la nervosité dans les courants commerciaux et les prix reste importante, à cause justement du caractère périodiquement renouvelable de l’accord avec les Russes sur les corridors de solidarité.

Les Russes utilisent la menace récurrente de ne pas renouveler l’accord, et déclenchent chaque fois des réactions de peur que les ports ukrainiens soient de nouveau bloqués, et qu’il n’y ait plus de commerce possible avec l’Ukraine. De surcroit, cette menace permet de créer la zizanie au sein de l’UE. C’est le cas pour le renouvellement actuellement en cours considéré comme très difficile à obtenir.

Les Européens se font reprocher en permanence d’utiliser ces corridors pour leurs importations. On peut observer que des Européens importent aussi à tout va, par précaution, et par peur que l’accord sur les corridors ne puisse pas être renouvelé fin mars.

L’UE importe surtout du maïs pour lequel elle dépend des fournitures par l’Ukraine. Quand on prend la période de juillet à février sur deux ans, on constate que les importations de maïs par l’UE, provenant d’Ukraine, sont passées de 970 000 t à 16,7 Mio t. Les importations de blé ont aussi augmenté.

Les Russes livrent pendant ce temps de plus en plus de blé au Proche Orient et en Afrique, qui constituent des zones de débouchés habituels des Européens.

Les agriculteurs de pays UE frontaliers de l’Ukraine se plaignent des pressions sur leurs prix du fait des céréales ukrainiennes qui arrivent par voie terrestre, et qui sont stockées pour une part chez eux. Pologne, Tchéquie, Slovaquie, Hongrie, Bulgarie, Roumanie veulent en être indemnisés par L’UE.

Ces Etats UE sont de plus en plus réticents pour un renouvellement en juin prochain du libre-échange avec l’Ukraine, qui a été étendu l’été dernier pour arriver de facto à une situation de « marché intérieur ».

Il faut ajouter à tout cela les insécurités de production en Ukraine, aussi bien en surfaces échappant aux effets de la guerre, que pour les possibilités d’utiliser les moyens de production nécessaires. Des chiffres circulent, concernant une baisse notable des exportations de maïs et de blé avec des diminutions allant jusqu’à -50%. AM

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François Landrieu

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