ingold 3L’important président du BVE (Fédération allemande des industries alimentaires), et président de BDFV (Fédération des industries de transformation de viandes) a été condamné pour entente sur les prix.

Le tribunal de Düsseldorf considère que la cartellisation est établie. L’entreprise de charcuterie Wiltmann va devoir payer 6,5 Mio € de pénalités. Des procédures contre 7 autres entreprises en recours, sont encore pendantes
Au départ, l’Agence anticartel avait prononcé des pénalités contre 22 entreprises de la branche, entre 2013 et 2014, ainsi que contre 33 personnes responsables, pour un total de 338,5 Mio €. Mais une somme de 238 Mio € n’a jamais pu être encaissée car les entreprises : Böcklunder, Könecke, Bell Allemagne, Marten, Sickedick et Zimbo ont disparu par restructurations, les deux premières du groupe Tönnies. C’est ce que l’on appelle ironiquement en Allemagne, la « Wurstlücke ».

L’entreprise westphalienne Wiltmann, qui a fait appel de la décision de l’anticartel, doit maintenant payer les 6,5 Mio car cette entreprise s’est entendue pendant 12 ans avec 20 autres entreprises pour des augmentations de prix, dit le tribunal. Qui a donc rejeté le recours de l’entreprise Wiltmann et de son sociétaire responsable, Wolfgang Ingold, condamné lui, à payer 350 000 €. Selon le tribunal, il a été un acteur des ententes dans la branche.

Pendant les débats devant le tribunal, des fautes de procédure sont apparues dans les enquêtes de l’anticartel. Ses enquêteurs ont manipulé des actes pour ne pas révéler l’identité du « Kronzeuge » c’est-à-dire de celui qui a tout dénoncé à la police pour obtenir une condamnation moins lourde. Dans un certain milieu, on dirait : la balance qui a acheté un condé….

Entente sur les prix, dénonciation anonyme, balance un peu honteuse : il s’en passe de belles, dans la viande allemande ! AM

cargillLe géant mondial US veut challenger PHW Wiesenhof/Allemagne et Plukon/Pays-Bas

Le groupe américain défie PHW Wiesenhof Allemagne, et Plukon Pays-Bas, qui dominaient ce marché polonais devenu le premier marché européen xde la volaille depuis 2014.
Cargill va reprendre Konspol, un groupe d’aviculture intégrée actuellement sous gestion familiale, avec 5 sites de production à Nowy Sacz et Slupca. Le groupe polonais compte 1700 salariés. La reprise est en instance d’autorisation auprès des autorités polonaises de la concurrence.
Cargill est déjà présent en Pologne dans 22 sites avec plus de 1700 salariés, dont 19 usines d’aliments du bétail, des usines de premix, d’éthanol et de sirop de glucose. La Pologne, désormais n°1 européen devant la France et l’Allemagne a doublé en 10 ans sa production de poulets. Elle était en 2017, de 2,3 Mio t.

Lire la suite...

milkproducersInternational Farm Comparison Network (IFCN), actualise tous les deux ans son classement des industriels qui transforment les plus de grandes quantités de lait. En 2015 ces 20 laiteries transformaient 200 Mio t d’équivalent lait, et 211 Mio t, l’an dernier en 2017.

Dairy Farmers of America reste en tête de ce classement avec 29,2 Mio t et 3,5 % du volume global. Pour les laiteries européennes Lactalis est au 3e rang mondial, avec19,6 Mio t, suivie de Arla Foods 13,9 Mio t et de FrieslandCampina13,6 Mio t au 6e rang. DMK est 11ième avec 8,1 Mio t et 1 % de la production globale.
Les laiteries indiennes et chinoises sont en forte progression. La laiterie indienne Amul passe de la 13e à la 9e place, avec 9,3 Mio t. Les deux grandes laiteries chinoise Yili Group et Mengniu ont augmenté leur volume de lait transformé de plus de 1 Mio t depuis 2016.
Ces laiteries génèrent en moyenne un chiffre d’affaires de 1 $ au kg de lait.

 

kostlingerLa « réunion informelle » de rentrée des ministres de l'agriculture s’est déroulée du 23 au 25 septembre à Schloss Hof en Basse Autriche, sous la présidence d'Elizabeth Köstinger, ministre autrichienne de l'agriculturte  (enfin, du Tourisme et de l'Agriculture, ce qui en dit long sur le pretige du poste et l'autorité réelle du ministre). A l’ordre du jour, le second pilier de la PAC, le développement rural « si cher » à la présidence autrichienne. Une réunion informelle n’est certes pas faite pour prendre des décisions mais pour rapprocher les vues des Etas membres sur le sujet choisi. Mais le rapprochement ne parait pas évident après la rencontre en Autriche.

La proposition de réforme de la PAC qui est sur la table implique une baisse de la part du budget agricole de 37 à 30 % dans le budget total européen. L’effort essentiel devrait porter sur le second pilier de la PAC. Cette forte diminution prévue choque tout particulièrement la Finlande, la Hollande et l’Autriche. Cette dernière aura un effort de cohérence à faire dans ses positions, car elle est opposée à la fois à la baisse du financement du second pilier et à une contribution supplémentaire au budget total, consécutive au Brexit. AM

Lire la suite...