derugy merkelParler allemand, c’est ça qu’est chic au gouvernement !

 

La presse allemande salue la nomination ministérielle de François de Rugy (de son vrai nom François Goulet de Rugy) en rappelant que le nouveau ministre est parfaitement germanophone. Il avait notamment, le 22 janvier dernier, prononcé un discours au Bundestag au cours duquel il avait fait sourire - et protester- les députés allemands en s’excusant des progrès qui lui restaient à faire dans la langue de Goethe.

 

On sait qu’Edouard Philippe est parfaitement bilingue français-allemand - son père était le proviseur du lycée de Bonn, alors capitale de la RFA où le Premier ministre a fait une partie de ses études. Bruno Lemaire est lui aussi un excellent germaniste, il accepte même le qualificatif de germanophile qu’il a revendiqué à plusieurs reprises. Sylvie Goulard, la ministre de la Défense, parle très bien l’allemand elle aussi.

 

Quant à Emmanuel Macron, il parle l'allemand moins bien que son très fluently anglais, mais il est quand même d’un bon niveau, acquis dans l’étude et la fréquentation des philosophes allemands.

On compte enfin plusieurs excellents germanistes dans les entourages du Président et du Premier ministre. En revanche, les russophones y sont rares et les sinophones absents.

trump junckerApparemment, il n’a pas été question que de soja dans le fameux deal de juillet dernier, dit du « Jardin des Roses », entre Trump et Juncker. On voit en effet tout d’un coup la Commission européenne demander aux Etats membre un mandat de négociation OMC, pour élargir les importations par l’UE de viandes bovines US non traitée aux hormones. Elle a commencé à consulter les Etats membres pour l’obtention de ce mandat..

Les USA essaient depuis plus d’une décennie d’obtenir la libéralisation de leurs exportations de viandes bovines, y compris celles produites avec des hormones de croissance. Dans les années 2009 à 2014 les l’UE et les USA ont décidé un « mémorandum of understanding » selon lequel l’UE autorise l’importation de 45 000 t par an de viandes bovines sans hormones, parmi lesquelles le bœuf des USA. Les Américains se partagent actuellement ce contingent avec l’Argentine, l’Australie, et le Brésil.

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petitefermeMais d’où viennent les chiffres que l’on fait circuler, sans démonstration ni preuve ? AM

Avec 30 % des terres, disent certains militants et prétendus experts, les petits paysans ils fourniraient 60 à 70 % des aliments. Et donc, si on leur donnait 70 % des terres, le problème alimentaire mondial serait résolu !

Ces chiffres sont répétés sans aucune indication de source et encore moins de vérification. Le Web déborde de ce type de répétitions, dans des prises de positions ouvertes, ou couvertes, d’organisations diverses, surtout dites de défense de petits producteurs, le tout pour dénigrer l’agriculture dite industrielle ou pour justifier des revendications de réformes agraires et de redistributions de terres – dont on peut admettre que celles-ci sont souvent justifiées d’un point de vue social.
Ce sont des chiffres qui doivent surtout prouver l’inefficacité globale de l’agriculture dite industrielle, celle à plus grandes surfaces. Toujours sans indication de l’origine des chiffres qu’on assène comme des vérités acquises.

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soja USOn peut jeter un regard étonné sur les ultimes conséquences de la sécheresse qui caractérise la dernière campagne céréalière européenne. Concrètement : le soja OGM US entre à bas prix et par pleins bateaux en Europe... où sa production est constamment contrariée. 

En effet, cette sécheresse exceptionnelle provoque dans beaucoup de régions un manque de fourrages. La diminution de 20 % des tourteaux de colza par exemple en Allemagne, avec une récolte en recul de -23% qui plus est dans le fil d’un recul continu depuis 2014, pour cause de sécheresse mais aussi de l’interdiction d’utilisation de certains produits. AM

Les fourrages nationaux allemands sont notoirement en chute ; une seule coupe au lieu de 3 dans le Nord-Est allemand cette année. Le maïs à péri dans beaucoup de champs, et les récoltes d’urgence sont toujours liées à des pertes importantes, -20% parfois pour le maïs ensilage. Les prix pour les fourrages nationaux augmentent, et pourraient devenir dramatiques pour certains élevages.

La situation serait donc fort inquiétante s’il n’y avait surabondance dans l’offre de soja sur le marché international. Ceci est la conséquence des mesures de rétorsions chinoises (+25% de taxes) à l’encontre des mesures commerciales américaines récentes.

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