kostlingerLa « réunion informelle » de rentrée des ministres de l'agriculture s’est déroulée du 23 au 25 septembre à Schloss Hof en Basse Autriche, sous la présidence d'Elizabeth Köstinger, ministre autrichienne de l'agriculturte  (enfin, du Tourisme et de l'Agriculture, ce qui en dit long sur le pretige du poste et l'autorité réelle du ministre). A l’ordre du jour, le second pilier de la PAC, le développement rural « si cher » à la présidence autrichienne. Une réunion informelle n’est certes pas faite pour prendre des décisions mais pour rapprocher les vues des Etas membres sur le sujet choisi. Mais le rapprochement ne parait pas évident après la rencontre en Autriche.

La proposition de réforme de la PAC qui est sur la table implique une baisse de la part du budget agricole de 37 à 30 % dans le budget total européen. L’effort essentiel devrait porter sur le second pilier de la PAC. Cette forte diminution prévue choque tout particulièrement la Finlande, la Hollande et l’Autriche. Cette dernière aura un effort de cohérence à faire dans ses positions, car elle est opposée à la fois à la baisse du financement du second pilier et à une contribution supplémentaire au budget total, consécutive au Brexit. AM


Les pays dits du "Visegrad", c'est à dire Pologne, Hongrie, Tchéquie, plus la Roumanie, veulent des aides directes du premier pilier, des aides sans contraintes, et enfin mises à parité avec les aides des anciens membres UE. Ils se soucient moins de l’évolution des finances au second pilier. 

Le front de libéraux se réduira, après Brexit, au Danemark et à la Suède, avec des signes d’évolution. Autour de l’axe franco-allemand et de certains pays du sud-européen, on considère qu’il faut défendre le financement du développement rural mais on est prêts à des compromis et des augmentations de contributions au budget UE. L’Italies est pour le moment un cas…
Contrairement aux positions optimistes du Commissaire Hogan il est peu vraisemblable qu’il y aura un accord sur le budget européen avant les élections européennes de mai prochain. Et dans ce cas le calendrier de la réforme de l PAC ne tiendra pas non plus, et il faudra passer par une ou deux années de transition avant de pouvoir appliquer la réforme finalement décidée.

Petite remarque : l’Union européenne est certes une entreprise permanente de recherche de compromis entre Etats. A ce titre, les réunions informelles sont utiles, n’en doutons pas.  On pourrait tout de même souhaiter qu’un jour proche on sorte à nouveau des discussions de gestion pour faire plancher les ministres sur le sujet suivant :
- une part notable de la population européenne réclame aujourd’hui une agriculture qui n’a pas d’avenir en termes de chiffre d’affaire et de résultats économiques. Comment la financera-t-on ?

Vous avez quatre heures pour traiter le sujet.

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François Landrieu

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