DBV2024Traduction : attendons que ça passe… On a beaucoup utilisé naguère ce aussitzen pour caractériser l’attentisme politique de l’ex-chancelière Merkel.

On ressort l'expression du placard pour décrire l’actuelle stratégie des responsables des grandes organisations agricoles allemandes, comme celle du DBV qui vient de tenir son habituel Bauerntag à Cottbus. Et elle n’est pas sans risques…

Lesdites organisations n’attendent plus rien de ce gouvernement SPD-Verts-FDP qui étale de plus en plus ses oppositions et ses faiblesses, avec un chancelier décidemment très terne et dont la prestation à Cottbus a été jugée sévèrement.

Les responsables agricoles le disent, surtout après le dernier débat budgétaire, et dénoncent « la perte totale du sens des réalités de ce gouvernement ».

Le président du DBV lui-même ne ménage plus personne : « Avec ce gouvernement il n’y a plus rien à faire, et nous attendons ce qui viendra » disait-il récemment. Oui, mais personne ne connait le résultat des prochaines élections, ni la date à laquelle elles pourraient avoir lieu dans le cas où la coalition se briserait définitivement.   

Le premier risque de cette stratégie des organisations agricoles réside dans le fait que leurs adhérents ne la partagent qu’à moitié. Elles bouillonnent de colère et attendent des consignes. Les plus calmes demandent de plus en plus de mordant. 

Le second risque est de laisser l’extrême droite allemande continuer à vouloir progresser dans cette agriculture. En silence, tout doucement…

Et le troisième risque c’est de perdre l’avantage acquis lors des dernières manifestations qui sont arrivées à remettre au centre du débat de société la production et la sécurité alimentaires. On voit en effet à nouveau refleurir un certain agri-basching, avec des accusations de recherche de subventions illimitées.

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François Landrieu

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